23/05/2010

EVERYBODY LOVED BUFFY

Etre née dans les années 90, c'est avoir vu le jour durant la décennie des boys bands, des Pokémons et des pogs. Mais c'est aussi avoir connu l'âge d'or des séries expérimentales aux scénarios aussi burlesques que kitchs. Mais a contrario des productions TV qui habitent nos écrans aujourd'hui, ces dîtes séries avaient le don et l'extrême intelligence de ne pas se prendre au sérieux. Et au premier rang, on trouve la mythique création de Josh Whedon, Buffy contre les vampires.



Bien avant les phénomènes Twilight et True Blood, les vampires faisaient déjà rêver et frisonner les jeunes filles en fleurs. Que la nana qui n'a jamais fantasmer (en tout bien tout honneur, bien entendu) sur le ténébreux Angel me jette la première pierre. Bref. On avait donc affaire à des suceurs d'hémoglobine, des créatures de la nuit plus moches les unes que les autres, mais surtout une bande de bras cassés emmenées par la fameuse Buffy, tueuse de démons en tout genre. Du fantastique quasi-grotesque, des histoires d'amour dégoulinantes et des musiques qui vieillissent vraiment très mal.

Mais (car oui, il y a toujours un mais) la série se démarque pourtant de ses consœurs de l'époque (Charmed et autres Roswell) par un sens du second degrés plutôt remarquable. Là où les autres programmes se contentaient de concentrer dans un seul personnage l'aspect humoristique de l'histoire, Whedon choisi d'attribuer à chaque protagoniste (oui, j'utilise des mots compliqués, je suis en prépa, j'ai lu Genette... ou pas) un regard cynique et décalé, donnant lieu à des dialogues plutôt chouette, et très bien traités par la VF.

Et puis que dire de l'univers gothico-rock ? Certains personnages, surtout les légendaires Spike et Drusila, brillaient par leur ambiguïté, ce que peinent aujourd'hui à créer certaines séries. Pas de manichéisme poussif, pas de blablas inutiles, pas de scénarios à s'en tordre les méninges. Whedon préférait prendre le temps de construire un univers plutôt que d'alimenter le show de mille et une intrigue encombrantes.

Alors oui, Buffy contre les vampires s'est dégradé au fil des saisons en prenant un tournant plus (trop?) adulte et torturé. Oui, ça sent les prothèses plastiques et les mauvais effets spéciaux à plein nez. Oui, David Boreanaz ne me fait plus le même effet quand je regarde Bones (il faut dire que maintenant, les mecs avec du gel dans les cheveux et des chemises immaculées... bof). Mais quand même. Sarah Michelle Gellar et sa bande gagnent encore à être connus de nos jours. Et ce n'est peut-être pas un hasard si toute une génération (dont je m'exclue volontairement) semble aujourd'hui si fasciné par le monde de la nuit...

21/05/2010

CLERMONT-FERRAND, MON AMOUR

Lecteur-lectrice,

J'ai décidé de te crier mon amour pour ma ville d'adoption, perdue au milieu des volcans. Si tu es un français moyen, tu connais Clermont-Ferrand pour Michelin et le rugby. Mais si tu aimes la musique, tu sais également que la ville est aujourd'hui considérée comme une pépinière d'artistes de talent.
Depuis l'intérêt des médias pour le phénomène Cocoon (amis des Pandas, de Citroen et des yaourts allégés), la presse et les amateurs de bon son ont le regard et les oreilles tournées vers les volcans d'Auvergne. "Clermont et merveilles" titré Volume il y a quelques mois. En juillet dernier, un titre de "capitale du rock" vient mettre un point d'honneur à la médiatisation de la scène musicale locale. Qui en vaut la peine.

Rock, Clermont-Ferrand l'est certainement, avec des groupes comme les Elderberries ou encore Bruxelles. Mais la ville abrtie une diversité musciale impressionnante, à l'image du label Kütu Folk Records, rassemblant des artistes aux univers différents et complets, et qui vient de signer des artistes outre-Atlantique. Des Kissinmas à Garciaphone, ils sont nombreux à se faire une place au niveau national, grâce au soutien de la Coopérative de Mai et aux tremplins jeunes talents (comme Usko ou encore Niandra Lades.



Mais Clermont se fait aussi une place de plus en plus importante dans le milieu du cinéma, notamment grâce à des évènement comme le désormais incontournable Festival du Court Métrage. Et depuis quelques années, Europavox fini de confirmer la carte culturelle joué par la ville au niveau national, mais aussi international.

Kütu Folk - Outro (Live) from Alexis MAGAND - Filmmaker - on Vimeo.



Alors oui, me direz-vous, c'est à peu prêt la même chose à Bordeaux ou Lyon, et que Paris reste sans aucun doute l'épicentre culturel français. Certes. Il n'empêche que Clermont-Ferrand devient un lieu incontournable. Pour moi, petite lozérienne, faire mes études dans la ville de Bibindum ne pouvait se révéler une plus belle surprise. C'est vrai, Clermont, c'est des bâtiments noirâtres et une équipe de rugby qui a connu de nombreux échecs en finale du Top 14 (revanche le 29 mai). Mais c'est aussi un bouillonnement permanent, des concerts à tous les coins de rues, des cinémas à la programmation diversifiée, et surtout une ambiance beaucoup plus familiale que hype.
Bref, Clermont-Ferrand, merci.

PS : La capitale auvergnate, c'est aussi une terre de fromage... et de Kiwi.

YES, WE CANNES

Lecteur-lectrice,

Tout d'abord, il faut pardonner la blague facile du titre de l'article. C'est la fin de l'année scolaire, et j'ai à peine le temps de regarder la TV ou des séries sur mon ordinateur. En plus, je viens de finir l'intégrale d'How I Met Your Mother, et je ne comprends toujours rien à Lost. Bref, mon esprit va donc plus facilement vers la blague facile et déjà vu. Mille excuses.

Nous voilà donc en plein festival de Cannes. Passons dès le départ sur l'énorme déception de l'affiche (overdose de Juliette Binoche ?), qui paraît affreusement jurer avec l'aura gothique du Mister President Burton. Que dire de cette édition 2010 pour le moment ? Je dois avouer que j'ai suivi l'évènement de loin pour le moment, et voilà ce qui est parvenu jusqu'à mes chastes oreilles : le rendez-vous manqué des Rolling Stones, l'étrange lettre de Jean-Luc Godard, la déception du film d'ouverture et le succès de Mathieu Amalric. "Mais est-ce tout ce que vous avez retenu de cette belle semaine du festival, jeune fille? Vous qui prétendez aimer le cinéma?" Oui, j'avoue, je n'ai pas lu grand chose d'autres pour le moment. Je bosse moi.

Bref, le festival fait donc majoritairement parler de lui pour ses absents. Godard, qui prétend être attaché au festival de Cannes, le boude. La grande partie du groupe mythique préfère aller rouler leur pierre ailleurs que sur la croisette, alors qu'on a pu voir un Liam Gallagher toujours aussi... jovial et sympathique. Les médias s'en désolent, mais les festivaliers ? Après tout, on est là pour voir des films, pas forcément leurs auteurs. Excepté peut-être quand l'auteur en question semble aussi heureux et fier qu'Amalric et ses actrices sur le tapis rouge il y a quelques jours. Une montée des marches bien loin des clichés l'Oréal et du sein de Sophie Marceau.

J'étais moi-même l'an dernier sur la croisette. 2 jours enfermés dans une salle du Majestic pour voir la sélection de l'Education Nationale. Une montée des marches abandonnée avant même qu'elle ne commence, et les yachts au large de la plage publique. Quelques clichés donc, mais surtout du cinéma, "Vive le cinéma". Cette année, vu du dehors, la couverture médiatique du festival me semble encore plus superficielle. Des stars en vitrine, des soirées à la noix et des scandales étouffés dans l'œuf.

Heureusement qu'il y a les journalistes d'Ecran Large pour se marrer un peu