21/05/2010

YES, WE CANNES

Lecteur-lectrice,

Tout d'abord, il faut pardonner la blague facile du titre de l'article. C'est la fin de l'année scolaire, et j'ai à peine le temps de regarder la TV ou des séries sur mon ordinateur. En plus, je viens de finir l'intégrale d'How I Met Your Mother, et je ne comprends toujours rien à Lost. Bref, mon esprit va donc plus facilement vers la blague facile et déjà vu. Mille excuses.

Nous voilà donc en plein festival de Cannes. Passons dès le départ sur l'énorme déception de l'affiche (overdose de Juliette Binoche ?), qui paraît affreusement jurer avec l'aura gothique du Mister President Burton. Que dire de cette édition 2010 pour le moment ? Je dois avouer que j'ai suivi l'évènement de loin pour le moment, et voilà ce qui est parvenu jusqu'à mes chastes oreilles : le rendez-vous manqué des Rolling Stones, l'étrange lettre de Jean-Luc Godard, la déception du film d'ouverture et le succès de Mathieu Amalric. "Mais est-ce tout ce que vous avez retenu de cette belle semaine du festival, jeune fille? Vous qui prétendez aimer le cinéma?" Oui, j'avoue, je n'ai pas lu grand chose d'autres pour le moment. Je bosse moi.

Bref, le festival fait donc majoritairement parler de lui pour ses absents. Godard, qui prétend être attaché au festival de Cannes, le boude. La grande partie du groupe mythique préfère aller rouler leur pierre ailleurs que sur la croisette, alors qu'on a pu voir un Liam Gallagher toujours aussi... jovial et sympathique. Les médias s'en désolent, mais les festivaliers ? Après tout, on est là pour voir des films, pas forcément leurs auteurs. Excepté peut-être quand l'auteur en question semble aussi heureux et fier qu'Amalric et ses actrices sur le tapis rouge il y a quelques jours. Une montée des marches bien loin des clichés l'Oréal et du sein de Sophie Marceau.

J'étais moi-même l'an dernier sur la croisette. 2 jours enfermés dans une salle du Majestic pour voir la sélection de l'Education Nationale. Une montée des marches abandonnée avant même qu'elle ne commence, et les yachts au large de la plage publique. Quelques clichés donc, mais surtout du cinéma, "Vive le cinéma". Cette année, vu du dehors, la couverture médiatique du festival me semble encore plus superficielle. Des stars en vitrine, des soirées à la noix et des scandales étouffés dans l'œuf.

Heureusement qu'il y a les journalistes d'Ecran Large pour se marrer un peu

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