08/07/2010

DOPE D'ETE

Ayant fait acte de présence dans une classe de prépa littéraire durant la deux dernières années ( j'ai un peu bossé quand même hein... un peu), lire est devenu une sorte d'automatisme. En fait, je ne lis plus : j'étudie. Ce qui est assez perturbant, puisque je ne prends plus plaisir à découvrir une histoire, mais je m'arrête plutôt au style d'écriture, à la longueur des phrases et au nom de l'auteur. Bien malgré moi d'ailleurs. Et pour tout vous dire, j'achète beaucoup de bouquins, mais je les fini très rarement, par manque de temps ou manque d'intérêt.

Le seul qui puisse se targuer de me scotcher jusqu'à la dernière page, c'est Nick Hornby. High Fidelity est un de ces livres que je garde religieusement sur ma table de chevet, au cas où il me prenne une envie irrépressible de le feuilleter, à la recherche d'un passage hilarant ou de quelques lignes parlant de musique, celle que l'auteur de 31 songs sait décrire sans jamais en dire trop. Bref, je ne vais pas vous parler de ce bon vieux Nick aujourd'hui, alors arrêtons là les éloges.

Je disais donc, j'ai beaucoup de mal à finir un bouquin ces temps-ci, pour cause de déformation estudiantine. Mais j'allais dire au revoir à la prépa, et que l'été s'annonçait déjà long et ennuyeux, il était temps pour moi d'aller chercher chez mon libraire un petit roman de rien du tout, un polar comme on en lit des centaines en été, un truc pas prétentieux, pas prise de tête, sans non plus tomber dans le Marc Lévy ou le Guillaume Musso. Faut pas déconner non plus hein. Mon choix s'est donc porté vers un petit livre de poche dont, je dois l'avouer, le principal atout était sa couverture.



La photo était belle quoi. Mystérieuse. Et le titre accrocheur. Dope, vous allez me dire que ce n'est pas ce qu'il y a de plus léger et rafraîchissant pour l'été. Certes. Mais il y a des choses qu'on ne change pas, comme votre attirance littéraire pour un certain univers. Le bouquin en question a quand même traîner un gros mois sur mon bureau avant que je ne finisse par l'ouvrir.

Le premier roman de Sara Gran a être publié en France est une très bonne surprise : la jeune auteure (oui, maintenant, ça se dit) nous fait rentrer en quelques pages dans son univers, celui du New-York du début des années 1950. Mais pas le New-York luxuriant, joyeux et fêtard, non, celui des drogués et des putes. Joséphine, son personnage principal, est une ancienne camée qui n'a pourtant pas choisi de quitter ce milieu si particulier, et qui se retrouve embauchée par un riche avocat pour retrouver sa fille disparue dans les basfonds de la Grosse Pomme.

Certes, le sujet n'a rien de très original. Mais toute la différence se fait dans l'écriture et le développement de l'intrigue et des personnages. On est bien loin de ces auteurs qui nous servent de la psychologie de comptoir durant de longs paragraphes inter-minables. Au contraire, et au vu du sujet traité, Gran fait preuve d'une justesse et d'une simplicité beaucoup plus percutante qu'une longue description inutile. Elle nous décrit ces hommes et ses femmes détruits par la drogue sans s'apitoyer et sans non plus verser dans une apologie calculée. L'ancienne dépendance de l'héroïne plane sur le roman sans être omniprésente, comme une ombre qui parcours l'histoire de tout son long.

Sur l'auteure, on ne trouve pas grand chose sur Internet, mis à part qu'elle est née à Brooklyn en 1971. Seul son site personnel, http://www.saragran.com/ nous apprend quelques petites choses supplémentaires et nous donne un aperçu plus complet de sa bibliographie et de son univers, toujours plus ou moins rattaché à sa ville natale.

En tout cas, Dope n'est pas vraiment à déguster sur un transat en plein soleil si vous compter passer le temps en rigolant un bon coup (pour ça, il y a toujours un bouquin qui traîne au fond de l'étagère au dessus des toilettes). Mais si vous aimez les univers un peu sombres sans en être étouffants, si vous aimez les polars qui ne vous font pas chopper un affreux mal de tête, et surtout si vous aimez l'écriture sobre et juste, alors ouvrez donc ce petit livre, et dégustez. Ça n'a rien d'illégal.

27/06/2010

EN VOITURE SIMONE

Excusez une fois encore la facilité du choix du titre, m'enfin, ce soir, pas envie de chercher une quelconque citation poétique. En effet, je suis là pour vous parler de ces chansons qu'on adore écouter en voiture, fenêtre ouverte, cheveux au vent. Il n'est pas ici question de vous dresser un hit parade objectif et universel des "car's songs" comme on pourrait les appeler, mais simplement de vous donner ma playlist personnelle, histoire de vous faire partager l'ambiance si particulière qui règne dans ma petite voiture durant mes trajets hebdomadaires.

1 - Lemon Tree, Fool's Garden
Si elle n'est pas un monument de la culture indie, la chanson des allemands de Fool's Garden vous a au moins trotté dans la tête toute une journée une fois dans votre vie.


2 - Heretics, Andrew Bird
On pourrait le surnommer "le pâpe de la chanson à écouter en voiture" tellement ses albums sont remplis de ces petites mélodies que l'on aime dans ce genre de situation, aériennes et quasi-oniriques.


3 - Love Like A Sunset II, Phoenix
Là aussi, l'album pourrait être une excellente bande son pour un road trip improvisé. Choisir un morceau ne fut pas une mince affaire, m'enfin.


4 - Let Go, Frou Frou
Étant une fan inconditionnelle de Garden State, le film de Zack Braff, écouter la BO en voiture est un pur plaisir. Surtout le morceau de Frou Frou.


5 - Tornadoes, Garciaphone
Oui, j'avoue, je fais aussi un peu de la pub à cet artiste clermontois de talent, mais cette chanson est parfaite pour quitter l'Auvergne un vendredi soir.


6 - L'anamour, Françoise Hardy
Un peu de chanson française, que diable ! Paroles et mélodie, toutes deux de ce cher Serge Gainsbourg, en font uns de mes morceaux du genre préférés.


7 - 9:00 A.M., Girls in Hawaii
"Quelle putain de chanson" m'a t-on dit un jour à propos de cette chanson du groupe belge. Je ne rajouterai rien d'autre.
Suite à la remarque d'un lecteur (oui, j'en ai !), je tiens à préciser que la présence de Girls In Hawaii dans un article parlant de voiture n'était pas du tout un trait d'humour macabre de ma part.


8 - Les collines (Never Wanna Leave You), Alizée
Alors oui, je vous entends déjà vous moquer de ce choix. Il n'empêche, j'aime assez ce morceau pour le fredonner de temps en temps. Na.


9, Loser, Beck
Ces accords de guitare en intro parlent d'eux-même. Un petit goût d'Amérique profonde dans ma Clio.


10 - Big Jet Plane, Angus & Julia Stone
La première fois que j'ai entendu cette petite merveille pop, c'était dans les allées de mon disquaire clermontois. Elle tourne maintenant en boucle sur mon MP3.

24/06/2010

FUNNY DEATH

En ces temps de déprime nationale post-défaite footballistique, votre blogueuse préférée (qui doit être lue, en tout, par elle-même et quelques pauvres petits geeks perdus au milieu de nul part) veut remettre un peu de baume au cœur à la France entière. Pour cela, il me fallait donc trouver un sujet à la fois léger et dynamisant, un truc qui parle à tout le monde, et qui pourrait rendre le sourire aux déçus du ballon rond. Et quoi de mieux que la mort, hein ? Bon, d'accord, dit comme ça, ça n'a rien de réjouissant. Mais laissez moi donc continuer : la mort, mais vu par les auteurs de deux séries plus ou moins connues, Six Feet Under et Dead Like Me. Les deux parlent de ce sujet de façon décalée, drôle et mordante.





La première est une sorte d'icône intouchable pour les amateurs de séries. Montrant la vie à la fois hors normes et terriblement familière d'une famille de croque-morts de Los Angeles, Six Feet Under est vite devenue culte. Véritable bijou d'humour noir, elle se distingue surtout par sa richesse scénaristique et son ton novateur, à la fois décalé et humain. S'étalant sur 5 saisons, la série n'a été que partiellement diffusée en France : seul Canal+ et France 4 lui sont restés fidèles tout du long, France 2 n'ayant programmé que les 3 premières saisons. Il faut dire que le sujet principal n'est pas des plus faciles à présenter à un large public. Cependant, les Fisher n'ont rien d'une famille Adams version années 2000 : chaque personnage est travaillé, pensé avec une justesse que l'on déplore de ne toujours pas trouver dans nos productions françaises. Six Feet Under parle des questions que se pose l'Amérique d'aujourd'hui : la mort bien entendu, mais aussi la fraternité, l'homosexualité, l'identité face à la société et ses préjugés. Pourtant, ces thèmes sont abordés sans lourdeur, sans le pathos que nous servent bien souvent les studios. Les hallucinations dont sont "victimes" les principaux protagonistes donnent souvent lieu à d'hilarants moments cultes. Et que dire des acteurs, tous excellents, en tête celui que l'on connait désormais sous les traits de Dexter, Michael C. Hall. Rien n'est laissé au hasard : chaque détails vient ancrer plus profondément le monde des Fisher dans une réalité légèrement acide et toujours plus décalé (comment ne pas apprécier la jeune Claire et son corbillard vert ?). L'humour et la modernité qui enrobent le tout fait de la série une référence, comme c'est souvent le cas avec les productions d'HBO, actuellement diffuseur de l'excellent True Blood.



Dead Like Me n'est pas tout aussi parfait, certes. Mais il faut avouer qu'il a du falloir beaucoup de culot aux auteurs pour présenter leur projet à ShowTime. En effet, le côté ultra réaliste de Six Feet Under fait place ici à une plongée dans un fantastique savamment dosé : la série raconte les déboires d'une bande de faucheurs d'âme (oui oui, vous avez bien lu). Eh oui, le monde abriterait ces êtres ni tout à fait morts ni tout à fait vivants, chargés d'accompagner les âmes de défunts vers la lumière, le tout sans reprendre contact avec leur famille ou leurs anciens amis. Seulement voilà : les faucheurs en question ne sont ni payés, ni vraiment attachés aux règles. Et nous découvrons cet étrange entre-deux-monde du point de vue de la jeune Georgia, tout juste décédée (écrasée par les toilettes de la station Mir...) et devenue faucheuse à son tour. Bien moins humaniste que sa consœur de chez HBO, Dead Like Me mise d'avantage sur son potentiel drolatique, et notamment sur les morts, toutes plus burlesques et absurdes les unes que les autres, présentes dans chaque épisode. On ne voit donc pas la mort du point de vu des vivants, mais de celui de ceux qui la provoque. Il suffit de ne regarder que le générique pour comprendre tout le propos des scénaristes. Nos faucheurs sont, bien qu'un peu caricaturaux, tout aussi drôles et en décalages avec leur époque : le drogué cleptomane, le patron pince-sans-rire, la contractuelle hautaine, l'ex starlette de cinéma... Diffusée sur France 4, la série n'a pourtant eu qu'une existence relativement courte, puisqu'elle a été annulée à la fin de la saison 2, et prolongée d'un film peu apprécié du public.

Ces deux séries, chacune à leur façon, nous amène donc à porter un regard différent sur la mort, sans pour autant la tourner en dérision de façon dérangeante ou trop facile. Bien qu'elles soient toutes les deux enterrées depuis un petit moment, allez faire un petit tour au cimetière : c'est souvent bien plus intéressant qu'un match de l'Equipe de la France...

20/06/2010

WHEN THEY'RE STRANGE

Il faut être honnête : lorsque l'on parle des Doors, l'amateur de musique plus ou moins moyen voit s'allumer dans son cerveau deux références ultimes : Jim Morrison, et Light My Fire. Le premier est une icône du rock, appréciée ou non. Le second un tube qui hante notre mémoire collective. Le reste, les autres musiciens (qui ne sont même pas cités dans le résumé de l'article Wikipédia consacré au groupe), les autres titres, les grands trais de l'histoire des Doors sont plutôt méconnus, exceptés des fans transits et des critiques aigris. Ne faisant partie ni des uns, ni des autres, aller voir When You're Strange, film de Tom DiCillo consacré au mythique groupe, s'annonçait comme une plongée dans le quasi inconnu.



Et finalement, le film est à l'image de la musique du groupe : étrange, distordu, parfois sans émotion, parfois prenant. Peut-être parce qu'il ne parle pas que des Doors, mais aussi de l'Amérique, celle de la fin des années 60's, du mouvement hippies et de la contre-culture. Les images d'archives, avec leur goût de nostalgie et leurs couleurs délavées, forment un portrait en kaléidoscope d'un monde qui change, et dont Jim Morrison, Ray Manzarek, Robbie Krieger et John Densmore sont les enfants, les porte-paroles, le miroir. D'un point de vue esthétique, When You're Strange est quasi-parfait, avec un montage à la fois fluide et dynamique. L'atmosphère d'une époque donc. Pourtant, il n'y a aucune originalité dans le côté narratif. Parce que oui, si l'on est face à un documentaire, le film raconte, décrit, et cela par le biais d'une voix off (Johnny Depp, rien que ça) et dans un ordre chronologique sagement respecté. Parfois un peu redondant, ce choix apporte une certaine distance sur le groupe et ses membres. Mais ce qui n'est pas dit est montré. Notamment l'attitude indescriptible de Morrison, à la fois fascinant et repoussant.



On nous montre tout, ou presque : les débuts, les enregistrements parfois laborieux, les légendaires concerts qui tournent à l'émeute, la patience des 3 compères de Morrison face à ses excès. Les images sont bien choisies, peut-être déjà-vues ou inédites (je ne suis pas assez calée pour affirmer l'un ou l'autre). Les longs passages musicaux laissent le spectateur seul face aux mots, face aux instruments, ce qui provoque tour à tour d'étranges sensations ou une froideur totale. Seule question : pourquoi ces plans en introduction ? Pourquoi ce fil rouge, cet homme qui semble airer dans ce paysage désertique ? Pourquoi cette étrange réincarnation de Morrison qui écoute l'annonce de sa propre mort à la radio ? This is strange... Et sans réponse.

Ce qui fait l'intérêt principal du film, c'est l'association de la musique, mais surtout des paroles des chansons des Doors et le contexte dans lequel elles ont vu le jour. Si l'on ne supporte pas les synthés vieillots et les propos métaphysico-alcoolisés, le film ressemblera vaguement à une heure trente de torture auditive. Mais rien ne nous empêche de se boucher les oreilles et d'apprécier la beauté des images. Même si, il faut l'avouer, le défilé de pantalons de cuir a manifestement perdu de son sex-appeal.

Pour finir, un petit morceau des Doors, et pas le légendaire Light My Fire. Parce que "Allez chérie allume ma flamme", ça va cinq minutes hein...


23/05/2010

EVERYBODY LOVED BUFFY

Etre née dans les années 90, c'est avoir vu le jour durant la décennie des boys bands, des Pokémons et des pogs. Mais c'est aussi avoir connu l'âge d'or des séries expérimentales aux scénarios aussi burlesques que kitchs. Mais a contrario des productions TV qui habitent nos écrans aujourd'hui, ces dîtes séries avaient le don et l'extrême intelligence de ne pas se prendre au sérieux. Et au premier rang, on trouve la mythique création de Josh Whedon, Buffy contre les vampires.



Bien avant les phénomènes Twilight et True Blood, les vampires faisaient déjà rêver et frisonner les jeunes filles en fleurs. Que la nana qui n'a jamais fantasmer (en tout bien tout honneur, bien entendu) sur le ténébreux Angel me jette la première pierre. Bref. On avait donc affaire à des suceurs d'hémoglobine, des créatures de la nuit plus moches les unes que les autres, mais surtout une bande de bras cassés emmenées par la fameuse Buffy, tueuse de démons en tout genre. Du fantastique quasi-grotesque, des histoires d'amour dégoulinantes et des musiques qui vieillissent vraiment très mal.

Mais (car oui, il y a toujours un mais) la série se démarque pourtant de ses consœurs de l'époque (Charmed et autres Roswell) par un sens du second degrés plutôt remarquable. Là où les autres programmes se contentaient de concentrer dans un seul personnage l'aspect humoristique de l'histoire, Whedon choisi d'attribuer à chaque protagoniste (oui, j'utilise des mots compliqués, je suis en prépa, j'ai lu Genette... ou pas) un regard cynique et décalé, donnant lieu à des dialogues plutôt chouette, et très bien traités par la VF.

Et puis que dire de l'univers gothico-rock ? Certains personnages, surtout les légendaires Spike et Drusila, brillaient par leur ambiguïté, ce que peinent aujourd'hui à créer certaines séries. Pas de manichéisme poussif, pas de blablas inutiles, pas de scénarios à s'en tordre les méninges. Whedon préférait prendre le temps de construire un univers plutôt que d'alimenter le show de mille et une intrigue encombrantes.

Alors oui, Buffy contre les vampires s'est dégradé au fil des saisons en prenant un tournant plus (trop?) adulte et torturé. Oui, ça sent les prothèses plastiques et les mauvais effets spéciaux à plein nez. Oui, David Boreanaz ne me fait plus le même effet quand je regarde Bones (il faut dire que maintenant, les mecs avec du gel dans les cheveux et des chemises immaculées... bof). Mais quand même. Sarah Michelle Gellar et sa bande gagnent encore à être connus de nos jours. Et ce n'est peut-être pas un hasard si toute une génération (dont je m'exclue volontairement) semble aujourd'hui si fasciné par le monde de la nuit...

21/05/2010

CLERMONT-FERRAND, MON AMOUR

Lecteur-lectrice,

J'ai décidé de te crier mon amour pour ma ville d'adoption, perdue au milieu des volcans. Si tu es un français moyen, tu connais Clermont-Ferrand pour Michelin et le rugby. Mais si tu aimes la musique, tu sais également que la ville est aujourd'hui considérée comme une pépinière d'artistes de talent.
Depuis l'intérêt des médias pour le phénomène Cocoon (amis des Pandas, de Citroen et des yaourts allégés), la presse et les amateurs de bon son ont le regard et les oreilles tournées vers les volcans d'Auvergne. "Clermont et merveilles" titré Volume il y a quelques mois. En juillet dernier, un titre de "capitale du rock" vient mettre un point d'honneur à la médiatisation de la scène musicale locale. Qui en vaut la peine.

Rock, Clermont-Ferrand l'est certainement, avec des groupes comme les Elderberries ou encore Bruxelles. Mais la ville abrtie une diversité musciale impressionnante, à l'image du label Kütu Folk Records, rassemblant des artistes aux univers différents et complets, et qui vient de signer des artistes outre-Atlantique. Des Kissinmas à Garciaphone, ils sont nombreux à se faire une place au niveau national, grâce au soutien de la Coopérative de Mai et aux tremplins jeunes talents (comme Usko ou encore Niandra Lades.



Mais Clermont se fait aussi une place de plus en plus importante dans le milieu du cinéma, notamment grâce à des évènement comme le désormais incontournable Festival du Court Métrage. Et depuis quelques années, Europavox fini de confirmer la carte culturelle joué par la ville au niveau national, mais aussi international.

Kütu Folk - Outro (Live) from Alexis MAGAND - Filmmaker - on Vimeo.



Alors oui, me direz-vous, c'est à peu prêt la même chose à Bordeaux ou Lyon, et que Paris reste sans aucun doute l'épicentre culturel français. Certes. Il n'empêche que Clermont-Ferrand devient un lieu incontournable. Pour moi, petite lozérienne, faire mes études dans la ville de Bibindum ne pouvait se révéler une plus belle surprise. C'est vrai, Clermont, c'est des bâtiments noirâtres et une équipe de rugby qui a connu de nombreux échecs en finale du Top 14 (revanche le 29 mai). Mais c'est aussi un bouillonnement permanent, des concerts à tous les coins de rues, des cinémas à la programmation diversifiée, et surtout une ambiance beaucoup plus familiale que hype.
Bref, Clermont-Ferrand, merci.

PS : La capitale auvergnate, c'est aussi une terre de fromage... et de Kiwi.

YES, WE CANNES

Lecteur-lectrice,

Tout d'abord, il faut pardonner la blague facile du titre de l'article. C'est la fin de l'année scolaire, et j'ai à peine le temps de regarder la TV ou des séries sur mon ordinateur. En plus, je viens de finir l'intégrale d'How I Met Your Mother, et je ne comprends toujours rien à Lost. Bref, mon esprit va donc plus facilement vers la blague facile et déjà vu. Mille excuses.

Nous voilà donc en plein festival de Cannes. Passons dès le départ sur l'énorme déception de l'affiche (overdose de Juliette Binoche ?), qui paraît affreusement jurer avec l'aura gothique du Mister President Burton. Que dire de cette édition 2010 pour le moment ? Je dois avouer que j'ai suivi l'évènement de loin pour le moment, et voilà ce qui est parvenu jusqu'à mes chastes oreilles : le rendez-vous manqué des Rolling Stones, l'étrange lettre de Jean-Luc Godard, la déception du film d'ouverture et le succès de Mathieu Amalric. "Mais est-ce tout ce que vous avez retenu de cette belle semaine du festival, jeune fille? Vous qui prétendez aimer le cinéma?" Oui, j'avoue, je n'ai pas lu grand chose d'autres pour le moment. Je bosse moi.

Bref, le festival fait donc majoritairement parler de lui pour ses absents. Godard, qui prétend être attaché au festival de Cannes, le boude. La grande partie du groupe mythique préfère aller rouler leur pierre ailleurs que sur la croisette, alors qu'on a pu voir un Liam Gallagher toujours aussi... jovial et sympathique. Les médias s'en désolent, mais les festivaliers ? Après tout, on est là pour voir des films, pas forcément leurs auteurs. Excepté peut-être quand l'auteur en question semble aussi heureux et fier qu'Amalric et ses actrices sur le tapis rouge il y a quelques jours. Une montée des marches bien loin des clichés l'Oréal et du sein de Sophie Marceau.

J'étais moi-même l'an dernier sur la croisette. 2 jours enfermés dans une salle du Majestic pour voir la sélection de l'Education Nationale. Une montée des marches abandonnée avant même qu'elle ne commence, et les yachts au large de la plage publique. Quelques clichés donc, mais surtout du cinéma, "Vive le cinéma". Cette année, vu du dehors, la couverture médiatique du festival me semble encore plus superficielle. Des stars en vitrine, des soirées à la noix et des scandales étouffés dans l'œuf.

Heureusement qu'il y a les journalistes d'Ecran Large pour se marrer un peu

19/04/2010

STRANGE HOT TUB TIME MACHINE

Lecteur-lectrice,

Bien que cela me dépasse moi-même au vu de sa filmographie, je suis une fan fidèle de John Cusack. Acteur aux choix de films étranges, producteur encore plus imprévisible, Mister Cusack voit se cotoyer sur son CV de grands noms comme Woody Allen et Stephen Frears et de minables petites comédies romantiques ou autres films plus ou moins... bref.

Dernièrement vu dans l'énième fin du monde cinématographique de Roland Emmerich, 2012, Cusack semble chercher une reconnaissance populaire qu'il n'a jamais vraiment eu, endossant le costume de l'acteur qui prend des risques, et surtout d'un des hommes les plus engagés d'Hollywood. Parcourant sa fiche sur un fameux site internet parlant ciné, je tombe sur un étrange film en projet : Hot Tub Time Machine. Une sombre histoire de potes remontant le temps dans une baignoire à bulles. Déjà déconcertant.



Et le film (qui n'est pas encore sorti en France, et qui risque de ne jamais être diffusé en salle et de finir sa carrière en DVD) l'est tout autant. Si l'on doit reconnaître une qualité aux comédies américaines franchement vachardes genre American Pie et autre Scary Movie, c'est leur faculté à n'avoir aucune limite dans la vulgarité. Ces films osent tout, pour notre plus ou moins grand plaisir. N'étant pas spécialement fan de ce type de production ciné, c'est par pur intérêt pour la carrière de ce bon vieux chez John que je suis allée au bout des 1h32 que dure le film.

4 potes donc, ou plutôt 3 anciens amis qui se retrouvent après la "tentative de suicide" de l'un d'entre eux + le neveu geek d'un autre. 4 magnifiques loosers comme seul le cinéma américain sait nous en concocter. Pour repartir du bon pied, ils s'organisent un week-end au ski, qui se transformera après le fameux passage dans la "hot tub" en voyage dans le temps. Retour dans les 80's, période du free love et de la drogue sans modération.

Seulement voilà : si l'intrigue est assez dégantée pour mériter un bon point, le côté gras pèse parfois un peu trop. 3 mecs qui ont passé la quarantaine se tapent des midinettes de moitié moins leur âge (qui les voit tels qu'ils étaient en 1986, vous comprenez), le nez dans la poudre blanche (et on ne parle pas seulement de la neige) et une bière à la main. Certes, le fait que l'humour facile et graisseux soit totalement assumé relativise le tout. Mais certain gags semblent franchement de trop (et même complètement inutiles, excepté pour faire rire les pré-adolescents boutonneux). Les acteurs restent quand même plutôt bon, le regard porté sur les 80's est réjouissant, et les vannes sonnent souvent justes (surtout l'excellente chute et le générique complètement décalé).

Bref, Hot Tub Time Machine n'est pas à regarder au second degret, bien au contraire. S'il est plutôt étrange d'y trouver Mr Cusack (acteur et producteur), on peut quand même saluer l'audace de présenter un tel scénario au public. Sans pour autant en faire le film du siècle.

17/04/2010

LOLITA MALGRE ELLE

Lecteur-lectrice,

On a tous eu dans notre adolescence des goûts musicaux plus ou moins douteux, et la plupart du temps honteusement enfouies au plus profond de notre discothèque. Pour ma part, et j'ose aujourd'hui à peine l'avouer, j'ai eu ma période Alizée. Ouai, je sais, une nana qui chante "j'en ai marre" en se dandinant façon Mylène Farmer, ça fait mal. M'enfin.

Par curiosité, j'ai continué de suivre de loin la carrière de la demoiselle, jusqu'à voir il y a quelques mois la Lolita en une de Technikart. QUOI, me direz-vous ? Et oui, la preuve en image.



Mais que se passait-il pour retrouver la plus populaire de nos baby chanteuses des années 2000 en couv' d'un des magazines culturels les plus acerbes et acides des kiosques ? La fin d'une fausse pudeur élitiste peut-être. Parce que oui, le mainstream n'est pas forcément synonime de merde en boîte.

Le dernier album d'Alizée en est la preuve. Certes, on est loin d'un chef d'oeuvre musical qu'on écouterait en boucle dans sa voiture. Mais il faut reconnaître à la chanteuse corse un certain talent pour se fondre dans la vague populaire actuelle. Reviennent en force les années warholiennes, le vintage et le son des 80's ? Qu'à cela ne tienne : Une enfant du siècle , album concept autour d'Edie Sedgwick, égérie d'Andy trop oubliée au profit de Nico, est un concentré de tout cela, bien empaqueté comme il se doit. Epaulée par des artistes reconnus de la scène électro française (Château Marmont et Institubes en tête), Alizée nous livre des titres accrocheurs et plutôt bien réalisés, à l'image du premier single Les collines.



Même si l'on a parfois l'impression d'écouter une compile des génériques TV des 80's, l'album reste une bonne surprise. Et puis on ne peut que saluer l'effort esthétique mis en oeuvre autour de l'album, clip inclue, même si le tout sent parfois le réchauffé.

Alors, la Lolita au placard, et bon vent Alizée (ah ah)

16/04/2010

OK (they) GO

Lecteur-lectrice,

Oserais-tu me dire que tu n'as pas vu trainer parmi les perles et autres insolites du net ce très célèbre clip ?



A moins que tes connaissances en médias se soient arrêtées au minitel, tu as forcément déjà vu ces images. Et bien les petits rigolos de OK Go ne se sont pas arrêtés là : lorsque l'on tape le nom du groupe sur Youtube, on peut découvrir avec bonheur l'imagination débordante des 4 américains dans des clips plus orginaux et plus fous les uns que les autres. Sans forcément aller vers un travail très poussé autour du montage et de la réalisation, utilisant le plus souvent le plan séquence, OK Go privilégie les idées et la créativité. Et ça marche.

Le clip est aujourd'hui bien plus que les simples petits scopitones où l'on pouvait voir Claude François s'éclater dans la neige avec ses copines (si si, véridique). Certains groupes y apportent un soin tout particulier pour notre plus grand plaisir, et ils deviennent parfois de véritables court-métrages ou un lieu d'expérimentation à part entière. Les plus intéressants ne sont bien entendu pas ceux qui passent sur nos bons vieux écrans de TV, mais largement diffusés sur Internet.

Impossible de citer tous les artistes qui, comme OK Go, exploitent avec brio le filon du clip. La liste serait trop longue et j'en oublierai forcément (je vais donc éviter de me faire virtuellement lapider pour cela). Mais les fils illégitimes de Michel Gondry, le pape de la discipline, ne sont pas prêt de s'arrêter.

Et pour la route, un p'tit dernier d'OK Go.

15/04/2010

DIRTY DANCING, GEORGES MICHAEL &... VANESSA PARADIS ?

Lecteur-lectrice,

Il y a quelques jours, une envie soudaine d'aller au cinéma s'est emparée de moi. Ca faisait un bon bout de temps que je n'avais pas trainé mes basques dans une salle obscure. Me trouvant dans une grande ville a qui l'on peut largement décerné la médaille d'or des plus beaux spécimens de pichasses du Sud de la France, j'ai donc décidé de me laisser tenter par une bonne séance dans un multiplex.

Pour commencer, il me fallait donc choisir un film. Le choc des Titans en 3D ? Porter des lunettes ridicules qui risquaient de me donner mal à la tête pendant 2 heures, bof. Ensemble nous allons vivre une très très grande histoire d'amour ? Le titre est trop long, et la perspective de voir Julien Doré à l'écran me donnait des boutons. L'arnacoeur ? J'aime pas Romain Duris, ça à l'air neuneu... Allez, OK pour la nouvelle comédie romantique française à la con.



Et bien justement, non. L'arnacoeur n'est pas une comédie française comme les autres, sans briller de génie non plus. L'idée de départ est bonne, même si l'on devine très vite le contenu du film : un beau mec gagne sa vie en brisant des couples, mais seulement si la jeune femme est malheureuse. Un papa un peu mafieux sur les bords lui propose d'empêcher le mariage de sa fille contre une somme d'argent concidérable. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu. Ni comme la spectatrice un peu lassée du cinéma français que je suis le pensait non plus.

Certes, l'intrigue est téléphonée, Duris est aussi beau qu'il devrait l'être, Vanessa Paradis joue toujours aussi... bref. Mais les surprises sont ailleurs : les seconds rôles d'abord. Ils donnent au film une légéreté et une originalité concidérable (notamment le beau frère à la belgitude réjouissante et l'ex meilleure amie nymphomane hillarante). Les stratagèmes mis en place par Alex le briseur de couple sont plutôt fins et bien trouvés. Le côté décalé (entre autres, les références à Dirty Dancing et Georges Michael) donne lieu à de vrais scènes cultes, l'humour n'est ni trop lourd ni pas assez, la réalisation est dynamique et la complicité entre les deux acteurs principaux est plutôt agréable à voir.

Bref, je dois le reconnaitre : L'arnacoeur n'est pas aussi chiant que le laisse présager son titre. Au contraire, c'est peut-être l'une des meilleures comédies françaises vu depuis un bon nombre d'années. En tout cas bien loin des blagues vaseuses d'un Bienvenue chez les Ch'tits.

Et puis bon, Kad Merad et Romain Duris, c'est définitivement pas le même combat.

06/04/2010

UN COW-BOY ET DES MAGICIENS

Lecteur-lectrice,

Mercredi : me voilà parti pour le concert de Jean-Louis Murat à Coopérative de Mai. Beaucoup de monde, et la première partie est pile à l'heure.

Suivant The Delano Orchestra depuis un bon bout de temps déjà, je sais à peu prêt à quoi m'attendre. Mais Alexandre nous prévient : ce soir, se sera "bizarre". Et en effet, les morceaux du troisième album du groupe (à sortir en octobre) s'enchainent les uns après les autres, sans pause loquace entre eux. Pourtant, passé cet aspect un peu expéditif, le set est une excellente surprise : le son du groupe a évolué, surprenant sans être déroutant. Plus rock et même parfois plus pop, les morceaux gardent la signature si particulière des albums précédents. Malgré quelques spectateurs apparemment hermétiques aux arrangements puissants de l'Orchestra ("allons boire un verre avant de nous endormir" ai-je entendu...), le groupe nous emmène dans son univers à la fois intimiste et électrique en quelques accords de guitare. Ajoutez à cela les magnifiques jeux de lumière qui sont apparemment une des marques de la Coopé, et vous obtenez une première partie quasi-parfaite. Vivement octobre donc, histoire d'entendre tout ça tourner dans mon lecteur CD.



Prenant une petite pause bien méritée histoire de redescendre un peu sur Terre, je rate le début du concert de Murat. Je raterai aussi le rappel d'ailleurs. Fatigue post-prépa, quand tu nous tiens. Bref. S'il y a une chose que l'on doit reconnaître sans broncher à Jean-Louis, qu'on apprécie ou non le personnage, c'est son talent de musicien. Lui aussi peu loquace, se contentant d'un "merci" entre chaque morceau, il laisse aux instruments le soin de parler à sa place. On ne lui en tiendra pas rigueur. La salle (dont je devais être l'une des plus jeunes spectatrices) écoute presque religieusement Murat chanter, se retenant même te taper dans les mains pour marquer la mesure. On est manifestement pas dans un concert de De Palmas (le même soir à quelques kilomètres de là). Là encore, les lumières accompagnent avec justesse la musique et les cris. Murat laisse tomber la guitare le temps d'un slow aux paroles... exotiques ("Oiseau de paradis, où est le paradis ?") qui ne m'emballe pas plus que ça (est-ce parce que je n'ai pas connu le bon vieux temps des années 80 ?). Mais lorsque je pousse les portes de la Coopé pour retrouver la pluie clermontoise qui m'a sagement attendu toute la soirée, je laisse l'oiseau derrière moi pour n'emporter que la musique.


http://www.myspace.com/jlmurat
www.myspace.com/thedelanoorchestra

03/04/2010

I AM A SERIVORE

Lecteur-lectrice,

Depuis que j'ai entamé des études très complexes qui me demandent un travail énorme et régulier, je me suis découvert une passion pour tout ce qui est du domaine du jouissivement inutile d'un point de vue pûrement éducatif. Outre le fait de passer la plupart de mes sous dans des vinyles magnifiques et des livres que je ne fini jamais, je comble désormais mes heures à ne rien faire en regardant des séries.

J'ai du en suivre une dizaine pendant ces deux dernières années. Parfois en même temps. Et je crois que ces pré-vacances qui s'offrent bientôt à moi sont l'occasion de remettre des prix tout à fait spéciaux.



Celle qui ne m'a jamais déçu : Scrubs. Très très dur pour une série de tenir ses engagements tout en se recyclant. Et bien Scrubs le fait à chaque épisode (pourtant de format court, 20 minutes), et a été certainement mon plus fidèle compagnon ces deux dernières années. Même au fond du trou de mon moral dans les chaussettes, JD et sa bande me feront toujours marrer.

Celle qui m'a donné d'ignobles maux de tête : Lost. On pouvait s'en douter. Malgré une excelent cinquième saison, les scénaristes ont l'air d'oublier qu'on ne possède pas tous un cerveau de geek. Si je devais compter le nombre de fois où j'ai du demander une pause réflexion durant un épisode...

Celle qui est la plus stupéfiante : Weeds. Ouai, parce que le jeu de mot était vraiment trop drôle. Comme la série.

Celle qui s'essoufle : Dexter. La saison 3 était carrément décevante, se perdant entre des histoires d'amour ridicules et des intrigues trop énormes pour être honnêtes. Pas encore vu la saison 4, mais j'y pense.

Celle sur qui je n'aurais pas misé : True Blood. Les histoires de vampires, j'en ai plein le dos. Mais après avoir lu toutes sortes de critiques qui m'ont mit les cros (ah ah), j'ai décidé de me laisser tenter. Résultat : j'en suis mordue (ah ah bis).

Celle que j'ai laissé sur le bord du trottoir : Desperate Housewifes. Je n'arrive plus à apprécier la petite musique qui tinte à chaque changement de plan.

Celle que je connais pas coeur, mais on s'en fou : FRIENDS. Un remonte moral très efficasse. Et une bonne manière de se rappeler que la mode des 90's est à oublier.

Celle qui se fini mal : Dirty Sexy Money. J'ai cherché pendant des heures la saison 3 sur Internet. Avant d'apprendre qu'il n'y en aurait pas. Snif.

Celle que je redécouvre : Heroes. J'avais regardé les premiers épisodes sur TF1 il y a quelques années, mais la saison 2 m'avait paru sans intérêt. Dans ma grande générosité, je lui donne une seconde chance de retenir mon attention. Edit : en fait, la saison 2 et la première partie de la saison 3 sont indigestes.

Celle qui n'est pas une série : Bored to death. Mis à part le format, beaucoup de choses la rapproche d'avantage du cinéma indépendant américain : la musique, l'éclairage, les personnages, l'humur et les acteurs. Reste très intéressante, et s'offre le luxe de recevoir Jim Jarmusch dans un épisode.

Celles que j'ai suivi sans m'en rendre compte : Les filles d'à côté, puis Hélène et les garçons. Tous les matins au petit déjeuner. Ca fait mal ces choses là.

Celle que je boycote : Vampire Diarys. Tout est dans le titre.

Celles que je demande à voir : How I met your mother. Quand j'aurais le temps, je m'y jette dessus sans préavis. Il parraît que c'est plutôt drôle.

Et toi, Lecteur-lectrice, qu'est ce que tu manges à la TV ou sur ton écran d'ordinateur ?

02/04/2010

BAD IS BAD

Lecteur-lectrice,

Ma première élucubration sera donc adressée au célèbre magazine de cinéma français, Première. Ca fait bientôt 4 ans que je le reçois chaque mois dans ma petite boîte aux lettres, et il est impossible de ne pas avoir remarqué le changement d'orientation et de propos qu'ont connu la rédaction et la forme elle-même du mensuel.

Bien sûr, il faut rappeler que ces dernières années, la presse écrite a rencontré de grandes difficultés. Avec l'arrivée massive d'Internet et des nouveaux médias d'information, les journaux ne possèdent plus vraiment le "scoop" attendu par le lecteur, qui en un clic et deux/trois tweets peut tout savoir sur tout en quelques secondes. Il faut donc chercher à faire avec. Certains, comme Studio et Cinélive, combattent la crise en alliant leur force pour ne former plus qu'un seul et unique magazine. D'autres, et j'en viens ici plus précisément au cas de Première, cherchent à attirer de nouveaux lecteurs.



Prenons pour exemple le tout dernier numéro : en couverture, une photo du beau Matt Damon façon GQ. Un sous-titre, "Arme de séduction massive", qui fait penser par son (mauvais ?) jeu de mot à un mensuel féminin de bas étage. Surtout que l'on parle aussi blush et maquilleurs. Au sommaire ce mois-ci : focus sur Twilight 3 et Tron 2. L'hebdomadaire pour ados n'est pas loin.

Passons sur les critiques, qui disent une chose dans les colonnes et une autre sur les bus de ma ville (parfaitement frappant avec la sortie de Nine il y a quelques semaines, descendu (presque) en flèche par un journaliste mais "éblouissant" sur les affiches promotionnelles), et les multitudes de pages de photos des uns et des autres qui sembleraient presque devenir un moyen d'épaissir le tout. Les articles les plus intéressants sont perdus entre des dossiers vus et revus (Depardieu... magistral exemple de recyclage journalistique) et profusion de publicités.

Mais, ô misère, où est donc passée cette rubrique façon "look de star" qui hantait encore les pages du numéro précédent ? Pouf, disparue. Il n'empêche, cette double page m'avait glacé le sang sur papier plus glacé encore. Pourquoi consacrer une place à ce genre de niaiserie dans un magazine qui parle cinéma ? La réponse se trouve tout simplement sur le site Internet de Première : un énorme partenariat avec Public, n°1 de la presse people.

Là où certains s'unissent pour tenter d'orienter deux lectorats vers un seul produit fini, Première choisi une alliance tactique : en se "peopolisant", il attire un nouveau public, plus jeune et moins exigeant. La facilité donc.

Tout cela est tellement dommage que, je te le dis lecteur-lectrice, je ne repartirai pas pour une cinquième année en Première "classe".

MY GARDEN STATE

Lecteur-lectrice,

Je dois en être à mon cinquième ou sixième blog depuis maintenant 5 ans. Non pas que celui-ci soit un nouveau chapître d'un long journal peu intime sur le net. Pas du tout. Simplement, chacune de mes précédentes tentatives se voyaient vite remplacer par un projet plus intéressant (mais tout aussi éphémère) dans les mois, voire les semaines suivantes.

Je suis donc une sorte de fée-néante du web, une zappeuse de l'adresse "http://", une angoissée de l'engagement virtuel sans doute. Alors, non, Lecteur-lectrice, je ne te promets pas que mes "élucubrations pop" vont déroger à la règle. Tout ce que je peux te dire, c'est que ce blog a été conçu de telle manière qu'il peut contenir à peu prêt tout et n'importe quoi, c'est-à-dire exactement la place dont j'ai besoin pour optimiser mes chances d'éviter une nouvelle aventure pixellisée.

Nous y sommes donc. Un pas de plus, lecteur-lectrice, et tu rentreras dans les méandres sinueux et absurdes de ma boîte cranienne.

Ou pas.

Pour commencer, je m'auto-interviewerais avec le légendaire questionnaire de Rob Gordon, légendaire blogueur cinéma.

01. Le film que vous possédez mais que vous n'avez jamais vu ?
A bout de souffle. Pourtant, c'est pas faute d'avoir essayé. J'ai du en entendre parler au moins une fois par mois durant ma première année de prépa littéraire, et je ne l'ai toujours pas regardé. Damned ?

02. L'album qui ferait une excellente bande originale ?
Will anyone else leave me ? du Delano Orchestra. L'album est tout simplement magnifique, et très cinématographique à mon humble avis. Ou tout album de Sparklehorse.

03. Le biopic que vous ne voulez surtout pas voir ?
Un truc sur Justin Bieber. Ou Miley Cirus. Ou les Jonas Brothers. Ce qui serait en gros le pire Disney de tous les temps.

04. La scène la moins érotique de l'histoire du cinéma ?
Réponse bateau mais tellement vraie : celle d'Avatar, bien entendu.

05. Le film que tout le monde a vu sauf vous ?
Terminator. Mais en même temps, j'ai quelques générations de retard et je ne suis pas un homme.

06. Le film que tout le monde a détesté sauf vous ?
Matrix, parce que ça a été mon premier choc visuel. Pas parce que je suis une geek light, mais parce que les plans, la lumière et la technologie sont quand même plutôt chouettes.

07. La personnalité qui devrait faire du cinéma ?
Le chanteur du groupe Sharko. Se serait plutôt intéressant de voir ça.

08. Le film de 2025 que vous attendez le plus ?
Un film co-réalisé par Vincent Gallo et Sofia Coppola, avec Tarantino au scénario et Gondry aux effets visuels. Le tout sur une musique du label Kütu Folk Records. Un truc de dingue.

09. Le film des mois à venir qui va vous décevoir ?
Twilight 3. C'est bien pour ça que je n'irais pas le voir. Comme le 1 et le 2 en somme.

10. Le cinéaste avec qui vous aimeriez boire des coups ?
Tous ceux que j'ai cité dans mon super projet de 2025. Mais si je ne devais en choisir qu'un, se serait Gondry. Cliché, mais ce type a tout simplement le cerveau le plus précieux de l'univers.

11. L'objet auquel vous aimeriez consacrer un film ?
Un vinyle. Des Beatles ou d'Elliott Smith.

12. La réplique que vous aimeriez connaître par coeur ?
La première du film High Fidelity de Stephen Frears, tiré du bouquin du même nom écrit par Nick Hornby. Je n'arrive jamais à m'en souvenir parfaitement, juste la dernière phrase : "Est-ce parce que j'écoute de la pop music parce que je suis malheureux, ou est-ce que je suis malheureux parce que j'écoute de la pop music ?"

13. L'acteur/actrice en qui vous vous reconnaissez ?
Zooey Deschanel. J'essaye désespérément d'obtenir la même coupe de cheveux qu'elle dans (500) days of Summer, mais je subis toujours un échec cuisant.

14.. Le festival que vous aimeriez créer ?
Le festival international du clip vidéo en plan séquence. Une obsession.

15. La chose qu'on ne devrait plus jamais voir au cinéma ?
Mathilde Seigner. Insupportable.

16. La place idéale dans la salle de cinéma ?
Troisème rang en partant du fond, pile au milieu, et derrière un mec qui ne soit ni grand, ni outrancièrement chevelu.

17. Le nom d'acteur/réalisateur que vous n'arrivez pas à retenir ?
Justement, j'ai un trou.

18. Le métier de cinéma auquel vous ne comprenez rien ?
Je ne demande qu'à apprendre.

19. Le conseil à donner à un ado qui veut faire du cinéma ?
Débrouille toi comme tu peux.