Etre née dans les années 90, c'est avoir vu le jour durant la décennie des boys bands, des Pokémons et des pogs. Mais c'est aussi avoir connu l'âge d'or des séries expérimentales aux scénarios aussi burlesques que kitchs. Mais a contrario des productions TV qui habitent nos écrans aujourd'hui, ces dîtes séries avaient le don et l'extrême intelligence de ne pas se prendre au sérieux. Et au premier rang, on trouve la mythique création de Josh Whedon, Buffy contre les vampires.
Bien avant les phénomènes Twilight et True Blood, les vampires faisaient déjà rêver et frisonner les jeunes filles en fleurs. Que la nana qui n'a jamais fantasmer (en tout bien tout honneur, bien entendu) sur le ténébreux Angel me jette la première pierre. Bref. On avait donc affaire à des suceurs d'hémoglobine, des créatures de la nuit plus moches les unes que les autres, mais surtout une bande de bras cassés emmenées par la fameuse Buffy, tueuse de démons en tout genre. Du fantastique quasi-grotesque, des histoires d'amour dégoulinantes et des musiques qui vieillissent vraiment très mal.
Mais (car oui, il y a toujours un mais) la série se démarque pourtant de ses consœurs de l'époque (Charmed et autres Roswell) par un sens du second degrés plutôt remarquable. Là où les autres programmes se contentaient de concentrer dans un seul personnage l'aspect humoristique de l'histoire, Whedon choisi d'attribuer à chaque protagoniste (oui, j'utilise des mots compliqués, je suis en prépa, j'ai lu Genette... ou pas) un regard cynique et décalé, donnant lieu à des dialogues plutôt chouette, et très bien traités par la VF.
Et puis que dire de l'univers gothico-rock ? Certains personnages, surtout les légendaires Spike et Drusila, brillaient par leur ambiguïté, ce que peinent aujourd'hui à créer certaines séries. Pas de manichéisme poussif, pas de blablas inutiles, pas de scénarios à s'en tordre les méninges. Whedon préférait prendre le temps de construire un univers plutôt que d'alimenter le show de mille et une intrigue encombrantes.
Alors oui, Buffy contre les vampires s'est dégradé au fil des saisons en prenant un tournant plus (trop?) adulte et torturé. Oui, ça sent les prothèses plastiques et les mauvais effets spéciaux à plein nez. Oui, David Boreanaz ne me fait plus le même effet quand je regarde Bones (il faut dire que maintenant, les mecs avec du gel dans les cheveux et des chemises immaculées... bof). Mais quand même. Sarah Michelle Gellar et sa bande gagnent encore à être connus de nos jours. Et ce n'est peut-être pas un hasard si toute une génération (dont je m'exclue volontairement) semble aujourd'hui si fasciné par le monde de la nuit...
Bien avant les phénomènes Twilight et True Blood, les vampires faisaient déjà rêver et frisonner les jeunes filles en fleurs. Que la nana qui n'a jamais fantasmer (en tout bien tout honneur, bien entendu) sur le ténébreux Angel me jette la première pierre. Bref. On avait donc affaire à des suceurs d'hémoglobine, des créatures de la nuit plus moches les unes que les autres, mais surtout une bande de bras cassés emmenées par la fameuse Buffy, tueuse de démons en tout genre. Du fantastique quasi-grotesque, des histoires d'amour dégoulinantes et des musiques qui vieillissent vraiment très mal.
Mais (car oui, il y a toujours un mais) la série se démarque pourtant de ses consœurs de l'époque (Charmed et autres Roswell) par un sens du second degrés plutôt remarquable. Là où les autres programmes se contentaient de concentrer dans un seul personnage l'aspect humoristique de l'histoire, Whedon choisi d'attribuer à chaque protagoniste (oui, j'utilise des mots compliqués, je suis en prépa, j'ai lu Genette... ou pas) un regard cynique et décalé, donnant lieu à des dialogues plutôt chouette, et très bien traités par la VF.
Et puis que dire de l'univers gothico-rock ? Certains personnages, surtout les légendaires Spike et Drusila, brillaient par leur ambiguïté, ce que peinent aujourd'hui à créer certaines séries. Pas de manichéisme poussif, pas de blablas inutiles, pas de scénarios à s'en tordre les méninges. Whedon préférait prendre le temps de construire un univers plutôt que d'alimenter le show de mille et une intrigue encombrantes.
Alors oui, Buffy contre les vampires s'est dégradé au fil des saisons en prenant un tournant plus (trop?) adulte et torturé. Oui, ça sent les prothèses plastiques et les mauvais effets spéciaux à plein nez. Oui, David Boreanaz ne me fait plus le même effet quand je regarde Bones (il faut dire que maintenant, les mecs avec du gel dans les cheveux et des chemises immaculées... bof). Mais quand même. Sarah Michelle Gellar et sa bande gagnent encore à être connus de nos jours. Et ce n'est peut-être pas un hasard si toute une génération (dont je m'exclue volontairement) semble aujourd'hui si fasciné par le monde de la nuit...


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