19/04/2010

STRANGE HOT TUB TIME MACHINE

Lecteur-lectrice,

Bien que cela me dépasse moi-même au vu de sa filmographie, je suis une fan fidèle de John Cusack. Acteur aux choix de films étranges, producteur encore plus imprévisible, Mister Cusack voit se cotoyer sur son CV de grands noms comme Woody Allen et Stephen Frears et de minables petites comédies romantiques ou autres films plus ou moins... bref.

Dernièrement vu dans l'énième fin du monde cinématographique de Roland Emmerich, 2012, Cusack semble chercher une reconnaissance populaire qu'il n'a jamais vraiment eu, endossant le costume de l'acteur qui prend des risques, et surtout d'un des hommes les plus engagés d'Hollywood. Parcourant sa fiche sur un fameux site internet parlant ciné, je tombe sur un étrange film en projet : Hot Tub Time Machine. Une sombre histoire de potes remontant le temps dans une baignoire à bulles. Déjà déconcertant.



Et le film (qui n'est pas encore sorti en France, et qui risque de ne jamais être diffusé en salle et de finir sa carrière en DVD) l'est tout autant. Si l'on doit reconnaître une qualité aux comédies américaines franchement vachardes genre American Pie et autre Scary Movie, c'est leur faculté à n'avoir aucune limite dans la vulgarité. Ces films osent tout, pour notre plus ou moins grand plaisir. N'étant pas spécialement fan de ce type de production ciné, c'est par pur intérêt pour la carrière de ce bon vieux chez John que je suis allée au bout des 1h32 que dure le film.

4 potes donc, ou plutôt 3 anciens amis qui se retrouvent après la "tentative de suicide" de l'un d'entre eux + le neveu geek d'un autre. 4 magnifiques loosers comme seul le cinéma américain sait nous en concocter. Pour repartir du bon pied, ils s'organisent un week-end au ski, qui se transformera après le fameux passage dans la "hot tub" en voyage dans le temps. Retour dans les 80's, période du free love et de la drogue sans modération.

Seulement voilà : si l'intrigue est assez dégantée pour mériter un bon point, le côté gras pèse parfois un peu trop. 3 mecs qui ont passé la quarantaine se tapent des midinettes de moitié moins leur âge (qui les voit tels qu'ils étaient en 1986, vous comprenez), le nez dans la poudre blanche (et on ne parle pas seulement de la neige) et une bière à la main. Certes, le fait que l'humour facile et graisseux soit totalement assumé relativise le tout. Mais certain gags semblent franchement de trop (et même complètement inutiles, excepté pour faire rire les pré-adolescents boutonneux). Les acteurs restent quand même plutôt bon, le regard porté sur les 80's est réjouissant, et les vannes sonnent souvent justes (surtout l'excellente chute et le générique complètement décalé).

Bref, Hot Tub Time Machine n'est pas à regarder au second degret, bien au contraire. S'il est plutôt étrange d'y trouver Mr Cusack (acteur et producteur), on peut quand même saluer l'audace de présenter un tel scénario au public. Sans pour autant en faire le film du siècle.

17/04/2010

LOLITA MALGRE ELLE

Lecteur-lectrice,

On a tous eu dans notre adolescence des goûts musicaux plus ou moins douteux, et la plupart du temps honteusement enfouies au plus profond de notre discothèque. Pour ma part, et j'ose aujourd'hui à peine l'avouer, j'ai eu ma période Alizée. Ouai, je sais, une nana qui chante "j'en ai marre" en se dandinant façon Mylène Farmer, ça fait mal. M'enfin.

Par curiosité, j'ai continué de suivre de loin la carrière de la demoiselle, jusqu'à voir il y a quelques mois la Lolita en une de Technikart. QUOI, me direz-vous ? Et oui, la preuve en image.



Mais que se passait-il pour retrouver la plus populaire de nos baby chanteuses des années 2000 en couv' d'un des magazines culturels les plus acerbes et acides des kiosques ? La fin d'une fausse pudeur élitiste peut-être. Parce que oui, le mainstream n'est pas forcément synonime de merde en boîte.

Le dernier album d'Alizée en est la preuve. Certes, on est loin d'un chef d'oeuvre musical qu'on écouterait en boucle dans sa voiture. Mais il faut reconnaître à la chanteuse corse un certain talent pour se fondre dans la vague populaire actuelle. Reviennent en force les années warholiennes, le vintage et le son des 80's ? Qu'à cela ne tienne : Une enfant du siècle , album concept autour d'Edie Sedgwick, égérie d'Andy trop oubliée au profit de Nico, est un concentré de tout cela, bien empaqueté comme il se doit. Epaulée par des artistes reconnus de la scène électro française (Château Marmont et Institubes en tête), Alizée nous livre des titres accrocheurs et plutôt bien réalisés, à l'image du premier single Les collines.



Même si l'on a parfois l'impression d'écouter une compile des génériques TV des 80's, l'album reste une bonne surprise. Et puis on ne peut que saluer l'effort esthétique mis en oeuvre autour de l'album, clip inclue, même si le tout sent parfois le réchauffé.

Alors, la Lolita au placard, et bon vent Alizée (ah ah)

16/04/2010

OK (they) GO

Lecteur-lectrice,

Oserais-tu me dire que tu n'as pas vu trainer parmi les perles et autres insolites du net ce très célèbre clip ?



A moins que tes connaissances en médias se soient arrêtées au minitel, tu as forcément déjà vu ces images. Et bien les petits rigolos de OK Go ne se sont pas arrêtés là : lorsque l'on tape le nom du groupe sur Youtube, on peut découvrir avec bonheur l'imagination débordante des 4 américains dans des clips plus orginaux et plus fous les uns que les autres. Sans forcément aller vers un travail très poussé autour du montage et de la réalisation, utilisant le plus souvent le plan séquence, OK Go privilégie les idées et la créativité. Et ça marche.

Le clip est aujourd'hui bien plus que les simples petits scopitones où l'on pouvait voir Claude François s'éclater dans la neige avec ses copines (si si, véridique). Certains groupes y apportent un soin tout particulier pour notre plus grand plaisir, et ils deviennent parfois de véritables court-métrages ou un lieu d'expérimentation à part entière. Les plus intéressants ne sont bien entendu pas ceux qui passent sur nos bons vieux écrans de TV, mais largement diffusés sur Internet.

Impossible de citer tous les artistes qui, comme OK Go, exploitent avec brio le filon du clip. La liste serait trop longue et j'en oublierai forcément (je vais donc éviter de me faire virtuellement lapider pour cela). Mais les fils illégitimes de Michel Gondry, le pape de la discipline, ne sont pas prêt de s'arrêter.

Et pour la route, un p'tit dernier d'OK Go.

15/04/2010

DIRTY DANCING, GEORGES MICHAEL &... VANESSA PARADIS ?

Lecteur-lectrice,

Il y a quelques jours, une envie soudaine d'aller au cinéma s'est emparée de moi. Ca faisait un bon bout de temps que je n'avais pas trainé mes basques dans une salle obscure. Me trouvant dans une grande ville a qui l'on peut largement décerné la médaille d'or des plus beaux spécimens de pichasses du Sud de la France, j'ai donc décidé de me laisser tenter par une bonne séance dans un multiplex.

Pour commencer, il me fallait donc choisir un film. Le choc des Titans en 3D ? Porter des lunettes ridicules qui risquaient de me donner mal à la tête pendant 2 heures, bof. Ensemble nous allons vivre une très très grande histoire d'amour ? Le titre est trop long, et la perspective de voir Julien Doré à l'écran me donnait des boutons. L'arnacoeur ? J'aime pas Romain Duris, ça à l'air neuneu... Allez, OK pour la nouvelle comédie romantique française à la con.



Et bien justement, non. L'arnacoeur n'est pas une comédie française comme les autres, sans briller de génie non plus. L'idée de départ est bonne, même si l'on devine très vite le contenu du film : un beau mec gagne sa vie en brisant des couples, mais seulement si la jeune femme est malheureuse. Un papa un peu mafieux sur les bords lui propose d'empêcher le mariage de sa fille contre une somme d'argent concidérable. Bien entendu, rien ne se passe comme prévu. Ni comme la spectatrice un peu lassée du cinéma français que je suis le pensait non plus.

Certes, l'intrigue est téléphonée, Duris est aussi beau qu'il devrait l'être, Vanessa Paradis joue toujours aussi... bref. Mais les surprises sont ailleurs : les seconds rôles d'abord. Ils donnent au film une légéreté et une originalité concidérable (notamment le beau frère à la belgitude réjouissante et l'ex meilleure amie nymphomane hillarante). Les stratagèmes mis en place par Alex le briseur de couple sont plutôt fins et bien trouvés. Le côté décalé (entre autres, les références à Dirty Dancing et Georges Michael) donne lieu à de vrais scènes cultes, l'humour n'est ni trop lourd ni pas assez, la réalisation est dynamique et la complicité entre les deux acteurs principaux est plutôt agréable à voir.

Bref, je dois le reconnaitre : L'arnacoeur n'est pas aussi chiant que le laisse présager son titre. Au contraire, c'est peut-être l'une des meilleures comédies françaises vu depuis un bon nombre d'années. En tout cas bien loin des blagues vaseuses d'un Bienvenue chez les Ch'tits.

Et puis bon, Kad Merad et Romain Duris, c'est définitivement pas le même combat.

06/04/2010

UN COW-BOY ET DES MAGICIENS

Lecteur-lectrice,

Mercredi : me voilà parti pour le concert de Jean-Louis Murat à Coopérative de Mai. Beaucoup de monde, et la première partie est pile à l'heure.

Suivant The Delano Orchestra depuis un bon bout de temps déjà, je sais à peu prêt à quoi m'attendre. Mais Alexandre nous prévient : ce soir, se sera "bizarre". Et en effet, les morceaux du troisième album du groupe (à sortir en octobre) s'enchainent les uns après les autres, sans pause loquace entre eux. Pourtant, passé cet aspect un peu expéditif, le set est une excellente surprise : le son du groupe a évolué, surprenant sans être déroutant. Plus rock et même parfois plus pop, les morceaux gardent la signature si particulière des albums précédents. Malgré quelques spectateurs apparemment hermétiques aux arrangements puissants de l'Orchestra ("allons boire un verre avant de nous endormir" ai-je entendu...), le groupe nous emmène dans son univers à la fois intimiste et électrique en quelques accords de guitare. Ajoutez à cela les magnifiques jeux de lumière qui sont apparemment une des marques de la Coopé, et vous obtenez une première partie quasi-parfaite. Vivement octobre donc, histoire d'entendre tout ça tourner dans mon lecteur CD.



Prenant une petite pause bien méritée histoire de redescendre un peu sur Terre, je rate le début du concert de Murat. Je raterai aussi le rappel d'ailleurs. Fatigue post-prépa, quand tu nous tiens. Bref. S'il y a une chose que l'on doit reconnaître sans broncher à Jean-Louis, qu'on apprécie ou non le personnage, c'est son talent de musicien. Lui aussi peu loquace, se contentant d'un "merci" entre chaque morceau, il laisse aux instruments le soin de parler à sa place. On ne lui en tiendra pas rigueur. La salle (dont je devais être l'une des plus jeunes spectatrices) écoute presque religieusement Murat chanter, se retenant même te taper dans les mains pour marquer la mesure. On est manifestement pas dans un concert de De Palmas (le même soir à quelques kilomètres de là). Là encore, les lumières accompagnent avec justesse la musique et les cris. Murat laisse tomber la guitare le temps d'un slow aux paroles... exotiques ("Oiseau de paradis, où est le paradis ?") qui ne m'emballe pas plus que ça (est-ce parce que je n'ai pas connu le bon vieux temps des années 80 ?). Mais lorsque je pousse les portes de la Coopé pour retrouver la pluie clermontoise qui m'a sagement attendu toute la soirée, je laisse l'oiseau derrière moi pour n'emporter que la musique.


http://www.myspace.com/jlmurat
www.myspace.com/thedelanoorchestra

03/04/2010

I AM A SERIVORE

Lecteur-lectrice,

Depuis que j'ai entamé des études très complexes qui me demandent un travail énorme et régulier, je me suis découvert une passion pour tout ce qui est du domaine du jouissivement inutile d'un point de vue pûrement éducatif. Outre le fait de passer la plupart de mes sous dans des vinyles magnifiques et des livres que je ne fini jamais, je comble désormais mes heures à ne rien faire en regardant des séries.

J'ai du en suivre une dizaine pendant ces deux dernières années. Parfois en même temps. Et je crois que ces pré-vacances qui s'offrent bientôt à moi sont l'occasion de remettre des prix tout à fait spéciaux.



Celle qui ne m'a jamais déçu : Scrubs. Très très dur pour une série de tenir ses engagements tout en se recyclant. Et bien Scrubs le fait à chaque épisode (pourtant de format court, 20 minutes), et a été certainement mon plus fidèle compagnon ces deux dernières années. Même au fond du trou de mon moral dans les chaussettes, JD et sa bande me feront toujours marrer.

Celle qui m'a donné d'ignobles maux de tête : Lost. On pouvait s'en douter. Malgré une excelent cinquième saison, les scénaristes ont l'air d'oublier qu'on ne possède pas tous un cerveau de geek. Si je devais compter le nombre de fois où j'ai du demander une pause réflexion durant un épisode...

Celle qui est la plus stupéfiante : Weeds. Ouai, parce que le jeu de mot était vraiment trop drôle. Comme la série.

Celle qui s'essoufle : Dexter. La saison 3 était carrément décevante, se perdant entre des histoires d'amour ridicules et des intrigues trop énormes pour être honnêtes. Pas encore vu la saison 4, mais j'y pense.

Celle sur qui je n'aurais pas misé : True Blood. Les histoires de vampires, j'en ai plein le dos. Mais après avoir lu toutes sortes de critiques qui m'ont mit les cros (ah ah), j'ai décidé de me laisser tenter. Résultat : j'en suis mordue (ah ah bis).

Celle que j'ai laissé sur le bord du trottoir : Desperate Housewifes. Je n'arrive plus à apprécier la petite musique qui tinte à chaque changement de plan.

Celle que je connais pas coeur, mais on s'en fou : FRIENDS. Un remonte moral très efficasse. Et une bonne manière de se rappeler que la mode des 90's est à oublier.

Celle qui se fini mal : Dirty Sexy Money. J'ai cherché pendant des heures la saison 3 sur Internet. Avant d'apprendre qu'il n'y en aurait pas. Snif.

Celle que je redécouvre : Heroes. J'avais regardé les premiers épisodes sur TF1 il y a quelques années, mais la saison 2 m'avait paru sans intérêt. Dans ma grande générosité, je lui donne une seconde chance de retenir mon attention. Edit : en fait, la saison 2 et la première partie de la saison 3 sont indigestes.

Celle qui n'est pas une série : Bored to death. Mis à part le format, beaucoup de choses la rapproche d'avantage du cinéma indépendant américain : la musique, l'éclairage, les personnages, l'humur et les acteurs. Reste très intéressante, et s'offre le luxe de recevoir Jim Jarmusch dans un épisode.

Celles que j'ai suivi sans m'en rendre compte : Les filles d'à côté, puis Hélène et les garçons. Tous les matins au petit déjeuner. Ca fait mal ces choses là.

Celle que je boycote : Vampire Diarys. Tout est dans le titre.

Celles que je demande à voir : How I met your mother. Quand j'aurais le temps, je m'y jette dessus sans préavis. Il parraît que c'est plutôt drôle.

Et toi, Lecteur-lectrice, qu'est ce que tu manges à la TV ou sur ton écran d'ordinateur ?

02/04/2010

BAD IS BAD

Lecteur-lectrice,

Ma première élucubration sera donc adressée au célèbre magazine de cinéma français, Première. Ca fait bientôt 4 ans que je le reçois chaque mois dans ma petite boîte aux lettres, et il est impossible de ne pas avoir remarqué le changement d'orientation et de propos qu'ont connu la rédaction et la forme elle-même du mensuel.

Bien sûr, il faut rappeler que ces dernières années, la presse écrite a rencontré de grandes difficultés. Avec l'arrivée massive d'Internet et des nouveaux médias d'information, les journaux ne possèdent plus vraiment le "scoop" attendu par le lecteur, qui en un clic et deux/trois tweets peut tout savoir sur tout en quelques secondes. Il faut donc chercher à faire avec. Certains, comme Studio et Cinélive, combattent la crise en alliant leur force pour ne former plus qu'un seul et unique magazine. D'autres, et j'en viens ici plus précisément au cas de Première, cherchent à attirer de nouveaux lecteurs.



Prenons pour exemple le tout dernier numéro : en couverture, une photo du beau Matt Damon façon GQ. Un sous-titre, "Arme de séduction massive", qui fait penser par son (mauvais ?) jeu de mot à un mensuel féminin de bas étage. Surtout que l'on parle aussi blush et maquilleurs. Au sommaire ce mois-ci : focus sur Twilight 3 et Tron 2. L'hebdomadaire pour ados n'est pas loin.

Passons sur les critiques, qui disent une chose dans les colonnes et une autre sur les bus de ma ville (parfaitement frappant avec la sortie de Nine il y a quelques semaines, descendu (presque) en flèche par un journaliste mais "éblouissant" sur les affiches promotionnelles), et les multitudes de pages de photos des uns et des autres qui sembleraient presque devenir un moyen d'épaissir le tout. Les articles les plus intéressants sont perdus entre des dossiers vus et revus (Depardieu... magistral exemple de recyclage journalistique) et profusion de publicités.

Mais, ô misère, où est donc passée cette rubrique façon "look de star" qui hantait encore les pages du numéro précédent ? Pouf, disparue. Il n'empêche, cette double page m'avait glacé le sang sur papier plus glacé encore. Pourquoi consacrer une place à ce genre de niaiserie dans un magazine qui parle cinéma ? La réponse se trouve tout simplement sur le site Internet de Première : un énorme partenariat avec Public, n°1 de la presse people.

Là où certains s'unissent pour tenter d'orienter deux lectorats vers un seul produit fini, Première choisi une alliance tactique : en se "peopolisant", il attire un nouveau public, plus jeune et moins exigeant. La facilité donc.

Tout cela est tellement dommage que, je te le dis lecteur-lectrice, je ne repartirai pas pour une cinquième année en Première "classe".

MY GARDEN STATE

Lecteur-lectrice,

Je dois en être à mon cinquième ou sixième blog depuis maintenant 5 ans. Non pas que celui-ci soit un nouveau chapître d'un long journal peu intime sur le net. Pas du tout. Simplement, chacune de mes précédentes tentatives se voyaient vite remplacer par un projet plus intéressant (mais tout aussi éphémère) dans les mois, voire les semaines suivantes.

Je suis donc une sorte de fée-néante du web, une zappeuse de l'adresse "http://", une angoissée de l'engagement virtuel sans doute. Alors, non, Lecteur-lectrice, je ne te promets pas que mes "élucubrations pop" vont déroger à la règle. Tout ce que je peux te dire, c'est que ce blog a été conçu de telle manière qu'il peut contenir à peu prêt tout et n'importe quoi, c'est-à-dire exactement la place dont j'ai besoin pour optimiser mes chances d'éviter une nouvelle aventure pixellisée.

Nous y sommes donc. Un pas de plus, lecteur-lectrice, et tu rentreras dans les méandres sinueux et absurdes de ma boîte cranienne.

Ou pas.

Pour commencer, je m'auto-interviewerais avec le légendaire questionnaire de Rob Gordon, légendaire blogueur cinéma.

01. Le film que vous possédez mais que vous n'avez jamais vu ?
A bout de souffle. Pourtant, c'est pas faute d'avoir essayé. J'ai du en entendre parler au moins une fois par mois durant ma première année de prépa littéraire, et je ne l'ai toujours pas regardé. Damned ?

02. L'album qui ferait une excellente bande originale ?
Will anyone else leave me ? du Delano Orchestra. L'album est tout simplement magnifique, et très cinématographique à mon humble avis. Ou tout album de Sparklehorse.

03. Le biopic que vous ne voulez surtout pas voir ?
Un truc sur Justin Bieber. Ou Miley Cirus. Ou les Jonas Brothers. Ce qui serait en gros le pire Disney de tous les temps.

04. La scène la moins érotique de l'histoire du cinéma ?
Réponse bateau mais tellement vraie : celle d'Avatar, bien entendu.

05. Le film que tout le monde a vu sauf vous ?
Terminator. Mais en même temps, j'ai quelques générations de retard et je ne suis pas un homme.

06. Le film que tout le monde a détesté sauf vous ?
Matrix, parce que ça a été mon premier choc visuel. Pas parce que je suis une geek light, mais parce que les plans, la lumière et la technologie sont quand même plutôt chouettes.

07. La personnalité qui devrait faire du cinéma ?
Le chanteur du groupe Sharko. Se serait plutôt intéressant de voir ça.

08. Le film de 2025 que vous attendez le plus ?
Un film co-réalisé par Vincent Gallo et Sofia Coppola, avec Tarantino au scénario et Gondry aux effets visuels. Le tout sur une musique du label Kütu Folk Records. Un truc de dingue.

09. Le film des mois à venir qui va vous décevoir ?
Twilight 3. C'est bien pour ça que je n'irais pas le voir. Comme le 1 et le 2 en somme.

10. Le cinéaste avec qui vous aimeriez boire des coups ?
Tous ceux que j'ai cité dans mon super projet de 2025. Mais si je ne devais en choisir qu'un, se serait Gondry. Cliché, mais ce type a tout simplement le cerveau le plus précieux de l'univers.

11. L'objet auquel vous aimeriez consacrer un film ?
Un vinyle. Des Beatles ou d'Elliott Smith.

12. La réplique que vous aimeriez connaître par coeur ?
La première du film High Fidelity de Stephen Frears, tiré du bouquin du même nom écrit par Nick Hornby. Je n'arrive jamais à m'en souvenir parfaitement, juste la dernière phrase : "Est-ce parce que j'écoute de la pop music parce que je suis malheureux, ou est-ce que je suis malheureux parce que j'écoute de la pop music ?"

13. L'acteur/actrice en qui vous vous reconnaissez ?
Zooey Deschanel. J'essaye désespérément d'obtenir la même coupe de cheveux qu'elle dans (500) days of Summer, mais je subis toujours un échec cuisant.

14.. Le festival que vous aimeriez créer ?
Le festival international du clip vidéo en plan séquence. Une obsession.

15. La chose qu'on ne devrait plus jamais voir au cinéma ?
Mathilde Seigner. Insupportable.

16. La place idéale dans la salle de cinéma ?
Troisème rang en partant du fond, pile au milieu, et derrière un mec qui ne soit ni grand, ni outrancièrement chevelu.

17. Le nom d'acteur/réalisateur que vous n'arrivez pas à retenir ?
Justement, j'ai un trou.

18. Le métier de cinéma auquel vous ne comprenez rien ?
Je ne demande qu'à apprendre.

19. Le conseil à donner à un ado qui veut faire du cinéma ?
Débrouille toi comme tu peux.