On a tous eu dans notre adolescence des goûts musicaux plus ou moins douteux, et la plupart du temps honteusement enfouies au plus profond de notre discothèque. Pour ma part, et j'ose aujourd'hui à peine l'avouer, j'ai eu ma période Alizée. Ouai, je sais, une nana qui chante "j'en ai marre" en se dandinant façon Mylène Farmer, ça fait mal. M'enfin.
Par curiosité, j'ai continué de suivre de loin la carrière de la demoiselle, jusqu'à voir il y a quelques mois la Lolita en une de Technikart. QUOI, me direz-vous ? Et oui, la preuve en image.

Mais que se passait-il pour retrouver la plus populaire de nos baby chanteuses des années 2000 en couv' d'un des magazines culturels les plus acerbes et acides des kiosques ? La fin d'une fausse pudeur élitiste peut-être. Parce que oui, le mainstream n'est pas forcément synonime de merde en boîte.
Le dernier album d'Alizée en est la preuve. Certes, on est loin d'un chef d'oeuvre musical qu'on écouterait en boucle dans sa voiture. Mais il faut reconnaître à la chanteuse corse un certain talent pour se fondre dans la vague populaire actuelle. Reviennent en force les années warholiennes, le vintage et le son des 80's ? Qu'à cela ne tienne : Une enfant du siècle , album concept autour d'Edie Sedgwick, égérie d'Andy trop oubliée au profit de Nico, est un concentré de tout cela, bien empaqueté comme il se doit. Epaulée par des artistes reconnus de la scène électro française (Château Marmont et Institubes en tête), Alizée nous livre des titres accrocheurs et plutôt bien réalisés, à l'image du premier single Les collines.
Même si l'on a parfois l'impression d'écouter une compile des génériques TV des 80's, l'album reste une bonne surprise. Et puis on ne peut que saluer l'effort esthétique mis en oeuvre autour de l'album, clip inclue, même si le tout sent parfois le réchauffé.
Alors, la Lolita au placard, et bon vent Alizée (ah ah)

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