06/04/2010

UN COW-BOY ET DES MAGICIENS

Lecteur-lectrice,

Mercredi : me voilà parti pour le concert de Jean-Louis Murat à Coopérative de Mai. Beaucoup de monde, et la première partie est pile à l'heure.

Suivant The Delano Orchestra depuis un bon bout de temps déjà, je sais à peu prêt à quoi m'attendre. Mais Alexandre nous prévient : ce soir, se sera "bizarre". Et en effet, les morceaux du troisième album du groupe (à sortir en octobre) s'enchainent les uns après les autres, sans pause loquace entre eux. Pourtant, passé cet aspect un peu expéditif, le set est une excellente surprise : le son du groupe a évolué, surprenant sans être déroutant. Plus rock et même parfois plus pop, les morceaux gardent la signature si particulière des albums précédents. Malgré quelques spectateurs apparemment hermétiques aux arrangements puissants de l'Orchestra ("allons boire un verre avant de nous endormir" ai-je entendu...), le groupe nous emmène dans son univers à la fois intimiste et électrique en quelques accords de guitare. Ajoutez à cela les magnifiques jeux de lumière qui sont apparemment une des marques de la Coopé, et vous obtenez une première partie quasi-parfaite. Vivement octobre donc, histoire d'entendre tout ça tourner dans mon lecteur CD.



Prenant une petite pause bien méritée histoire de redescendre un peu sur Terre, je rate le début du concert de Murat. Je raterai aussi le rappel d'ailleurs. Fatigue post-prépa, quand tu nous tiens. Bref. S'il y a une chose que l'on doit reconnaître sans broncher à Jean-Louis, qu'on apprécie ou non le personnage, c'est son talent de musicien. Lui aussi peu loquace, se contentant d'un "merci" entre chaque morceau, il laisse aux instruments le soin de parler à sa place. On ne lui en tiendra pas rigueur. La salle (dont je devais être l'une des plus jeunes spectatrices) écoute presque religieusement Murat chanter, se retenant même te taper dans les mains pour marquer la mesure. On est manifestement pas dans un concert de De Palmas (le même soir à quelques kilomètres de là). Là encore, les lumières accompagnent avec justesse la musique et les cris. Murat laisse tomber la guitare le temps d'un slow aux paroles... exotiques ("Oiseau de paradis, où est le paradis ?") qui ne m'emballe pas plus que ça (est-ce parce que je n'ai pas connu le bon vieux temps des années 80 ?). Mais lorsque je pousse les portes de la Coopé pour retrouver la pluie clermontoise qui m'a sagement attendu toute la soirée, je laisse l'oiseau derrière moi pour n'emporter que la musique.


http://www.myspace.com/jlmurat
www.myspace.com/thedelanoorchestra

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire